Tihany > Lieux historiques

1. Óvár – Mont du château

Le mont Óvár dont le système de remblai en terre a été construit sur une trace ovale à la fin de l’époque de bronze et au début de l’époque de fer. C’est le château de terre le plus intact de la région du Balaton. Pendant les guerres c’était le lieu de refuge parfait des habitants des alentours, et en même temps il servait de siège aux gouverneurs de province.

2. Tertres

Sur la pente sud de Óvár, à la place et autour du parking actuel, des buttes de calcaire et de terre de plusieurs mètres de haut furent élevées au-dessus des tombeaux des gouverneurs du château de terre. Une partie de ces tertres a été répérée au début des années 1970. Dans les tombes des pièces de poterie, des restes de bijoux de bronze et des grains de blé carbonisés ont été découverts.

3. Ermitages

Dans les parois rocheuses du côté est de Óvár, au cours des XIe – XIVe siècles des ermites orthodoxes grecs ont creusé leurs cellules, leur chapelle et réfectoire d’après le système laura de type oriental. Cette colonie d’ermite, restée plus ou moins intacte, est unique dans les Bassins des Carpates, voire en Europe Centrale ; sa dénomination locale est la résidence des ermites. Non loin des ermitages se trouve la source unique de Tihany, appelée auparavant Puits russe, aujourd’hui la source Ciprian.

4. Calvaire

Le plus beau calvaire du XXe siècle, fut construit à partir de 1926 en quelques années, grâce aux généreux dons publics. Les stations et les stèles symbolisant la Passion et le chemin de croix du Christ, taillés de pierre portant des inscriptions et de reliefs de bronze, ont été dressés au nom des comitats et des villes royales libres de Hongrie. Au sommet de la pente sud de la colline, la croix de pierre du Christ a été construite, et en arrière s’élèvent les trois buttes de blocs de calcaire, de geyserite, ainsi que la plaque de bronze commémorative du roi hongrois, Charles IV. En 1960 les édifices du Calvaire ont été détruits.

5. Echo

Il se trouve près du Calvaire, vers l’Est. Le plus ancien guide du Balaton en 1848 évoqua que les visiteurs de Balatonfüred vinrent à Tihany pour écouter l’Echo, puisque le mur de l’église résonnait clairement même une phrase se composant de 15 mots prononcée très vite au sommet de la colline d’Echo. L’Echo de Tihany, chanté par les plus grands poètes, s’est affaibli progressivement à partir des années 1960, dans des périodes d’accalmie et tranquilles, surtout le soir l’écho répète fidèlement nos paroles.

6. Église et ses environs

Conformément à l’élaboration des lois des souverains chrétiens, André Ier , en 1055, a fondé un monastère et un lieu de sépulture familial à Tihany. La vie monastérienne a pris fin au milieu des années 1500, car un château fort fut construit à la place du monastère contre les Turcs qui n’ont jamais réussi à l’occuper. Le plan du château détruit à l’époque des Kouroutz n’ayant pas subsisté, il n’y a que la dénomination de la promenade entre l’église et la colline d’Echo conserve le nom de Pisky István, capitaine kouroutz du château. Le monastère et les propriétés de l’abbaye se sont retrouvés sous l’autorité de l’Archiabbaye de Pannonhalma en 1716, et la construction de l’ensemble des édifices du monastère d’aujourd’hui s’est terminée en 1754. Sur la promenade de Pisky on peut admirer le plus beau port du Lac Balaton, ainsi que la jetée qui a la forme d’un arc fin construite entre 1909 et 1911 d’après les projets de Káli Nagy Dezso.

7. Mont de brochette

La dénomination du mont de brochette s’étendant au-dessus du château médiéval provient du fait que les défenseurs de la forteresse y empalèrent les Turcs qui avaient volé les filles et opprimé les paysans de la région.

8. Colline de gibet

La dénomination de la colline tire son origine du fait historique que le roi Zsigmond a attribué le droit de vie et de mort (de haute justice) à l’abbaye en 1714 afin de rattraper, condamner et exécuter les malfaiteurs. Le gibet s’est dressé sur cette colline. C’est à cet endroit que la méthode de pêche du « poisson vu » , la pêche de pélèque appliquée uniquement à Tihany se rattache. Au sommet de la colline l’un des pêcheurs, le « marcheur sur mont » a suivi le passage des troupes des pélèques, et a dirigé ses compagnons attendant sur le lac, prêts à y jeter leurs filets.

9. Ruines de l’abbaye

Les deux communes de l’époque de Árpád sur la presqu’île de Tihany - Újlak et Apáti – sont tombés en ruines au temps des Turcs, leur lieu n’est commémoré que par les ruines de l’église.

10. Ruines de l’église de Újlak

Sur la pointe sud de la péninsule de Tihany, ces ruines de jadis gardent le souvenir du village de bateliers près du lieu de traversée de passage. Le mur du choeur de l’église est encore visible aujourd’hui.